Rien à écrire depuis le 21 février. Cela pourrait
avoir de mauvaises conséquences sur mon blogrank. Je dégaine donc, et en urgence, un articleàlakon, premier du nom.
Le truc pas cool et auquel on ne pense pas forcément lorsque l'on songe à remplir le vide de son imagination par le vide d'une écriture, c'est qu'il faut quand même le faire, ce vide. Trouver une ligne directrice, un point A et un point B que l'on relie au fil des paragraphes ou disons, pour revenir à des ambitions plus modestes, au fil des lignes. Car après tout, c'est comme ça qu'un article de blog fonctionne : à un moment la lanterne planquée dans le cerveau s'illumine et délivre une idée sensationnelle. Une fois devant l'ordinateur, on la résume en une ligne. Et puis vient le moment de trouver une façon de la raconter ou de la décrire, et par extension, de lui trouver un début et une fin. Si entre temps on lui trouve un développement, c'est plutôt pas mal.
Voilà peut-être comment je pourrais décrire l'articleàlakon : une page blanche que je cherche à remplir avec comme seul direction la volonté d'improviser. C'est un peu comme s'engager sur un chemin en ignorant si celui la mène quelque part.
Qu'importe.
Dans le chantier que représente le lancement d'un blog, seul une chose me paraît positive : peu le lisent, et donc, finalement, je n'en ai rien à faire de mes lecteurs. Peut-être me trouvera-tu un peu rude, puisque c'est à toi que je m'adresse : que mes articles te plaisent ou te déplaisent m'intéressent à peu près au temps que la nature du déjeuner que tu t'es engouffré tout à l'heure. Bien sûr, telle une girouette, attend toi à me voir vriller sur mes positions lorsque plus nombreux seront mes visiteurs : c'est la dure loi d'Internet, et plus particulièrement des blogs.
C'est pourquoi je t'impose à toi, mon suiveur de la première heure, ce que je n'imposerai pas aux autres : l'articleàlakon.
Mais prends les choses du bon côté, et dis toi que ce à quoi tu assistes actuellement et de l'ordre du making-of, du secret de fabrication.
Tu lis ce que d'autres ne liront pas.
Tu acquières des clés et des outils utiles à la compréhension de ce blog que d'autres n'auront jamais.
Tu assistes aux essais privés de mes délires.
Tu touches du bout des yeux à ma prose dans son état brut.
Tu glisses dans un monde parallèle dans lequel mon blog aurait été tout autre chose.
Tu sors de la caverne pour voir Internet sous son meilleur jour et où "aseptiser" n'apparaît dans nul dictionnaire.
Alors que vient le moment pour toi de finir de le lire cet article, et de retourner ou bien au "très concret" de la vie ou bien au "très dérisoire" du web, il y a une chose que tu ne dois jamais oublier : devant toi il y a l'océan mais mon blog est un phare.